Vendre son or
Source : https://gs-fils.ch/achat-or/geneve/
Comment bien vendre son or ?
Vendre de l’or peut sembler simple : on apporte des bijoux, des pièces ou des objets en or, ils sont pesés, puis un prix est proposé. En réalité, bien vendre son or demande de comprendre ce qui détermine réellement sa valeur et de savoir distinguer une estimation sérieuse d’une offre simplement attractive en apparence.
En Suisse, où le marché de l’or est particulièrement développé, il existe de nombreux professionnels du rachat. Comparer les méthodes d’évaluation peut donc faire une différence importante sur le montant obtenu.
Identifier ce que l’on possède
Avant même de demander une estimation, il est utile de séparer les différents objets.
Il peut s’agir de :
- bijoux en or ;
- chaînes et bracelets ;
- bagues ;
- boucles d’oreilles ;
- montres ;
- pièces d’or ;
- lingots ou lingotins ;
- or dentaire ;
- objets anciens ;
- bijoux sertis de pierres.
Deux objets ayant exactement le même poids peuvent avoir des valeurs très différentes.
Un bijou ancien signé, une pièce recherchée par les collectionneurs ou une montre de marque ne devrait pas être évalué uniquement pour son poids en métal précieux.
Rechercher le poinçon
Les bijoux en or portent généralement un poinçon indiquant leur titre.
On rencontre notamment :
375 : or 9 carats
585 : or 14 carats
750 : or 18 carats
916 : or 22 carats
999 ou 999,9 : or presque pur
Un bijou de 20 grammes en or 18 carats ne contient donc pas 20 grammes d’or pur.
À titre théorique :
20 g × 75 % = 15 g d’or fin.
C’est cette quantité d’or fin qui sert de base à l’évaluation du métal.
Ne pas confondre poids et valeur
Le poids est essentiel, mais il ne suffit pas.
Le professionnel doit également déterminer la pureté de l’or.
Prenons deux bracelets de 30 grammes :
- bracelet A : or 18 carats ;
- bracelet B : or 9 carats.
Le premier contient environ deux fois plus d’or pur que le second.
Une estimation sérieuse doit donc toujours prendre en compte le poids et le titre de l’or.
Vérifier le cours de l’or
Le prix de l’or évolue continuellement sur les marchés internationaux.
Avant une vente importante, il est utile de regarder le cours de l’or afin d’avoir un ordre de grandeur.
Attention cependant : le cours de l’or pur n’est pas automatiquement le prix que recevra le vendeur.
Le professionnel doit intégrer différents éléments :
- pureté réelle ;
- affinage éventuel ;
- frais de traitement ;
- marge commerciale ;
- risque lié à certains objets ;
- valeur éventuelle de revente.
Le bon réflexe est donc de demander clairement :
« Sur quelle base calculez-vous votre prix de rachat ? »
Faire peser l’or devant soi
La pesée constitue l’une des étapes les plus importantes.
Idéalement, elle doit être réalisée devant le vendeur avec une balance professionnelle adaptée.
Le poids annoncé doit pouvoir être facilement compris et vérifié.
Lorsque plusieurs objets présentent des titres différents, il est préférable qu’ils soient séparés avant le calcul.
Par exemple :
- 25 g d’or 18 carats ;
- 12 g d’or 14 carats ;
- 8 g d’or 9 carats.
Une seule estimation globale rend la comparaison entre acheteurs beaucoup plus difficile.
Comprendre comment la pureté est contrôlée
Le poinçon constitue une première indication, mais un professionnel peut vouloir vérifier le métal.
Différentes méthodes existent selon les objets.
L’objectif est de déterminer si le bijou correspond réellement au titre annoncé.
Lorsque cela est possible, les méthodes non destructives sont particulièrement intéressantes pour les bijoux ou objets pouvant avoir une valeur supérieure à leur simple valeur de fonte.
Un objet ancien ne devrait jamais être détérioré inutilement uniquement pour déterminer son titre.
Attention aux pierres précieuses
Une bague en or peut contenir un diamant, un saphir, une émeraude ou d’autres pierres.
Dans ce cas, il faut demander comment celles-ci sont prises en compte.
Certains acheteurs évaluent uniquement l’or.
Pour un bijou de valeur, il peut être intéressant de distinguer :
la valeur du métal + la valeur éventuelle des pierres + la valeur du bijou lui-même.
Une bague signée ou un bijou de haute joaillerie peut valoir beaucoup plus que son poids en or.
Les pièces d’or constituent un cas particulier
Une pièce ne devrait pas systématiquement être considérée comme de l’or destiné à la fonte.
Certaines pièces possèdent une valeur liée :
- à leur rareté ;
- à leur année ;
- à leur état ;
- au nombre d’exemplaires ;
- à leur intérêt numismatique.
Une pièce très courante peut être évaluée principalement en fonction de son contenu en or.
Une pièce rare peut au contraire avoir une valeur bien supérieure.
Avant de vendre plusieurs pièces anciennes, mieux vaut donc vérifier s’il existe une valeur numismatique.
Même principe pour les montres
Une montre contenant de l’or peut parfois être beaucoup plus intéressante comme montre que comme simple métal précieux.
Le fabricant, le modèle, l’état, le mouvement et la présence des documents d’origine peuvent fortement influencer la valeur.
Faire fondre une montre recherchée pour récupérer uniquement son or serait évidemment une mauvaise opération.
Demander une offre claire
Une estimation sérieuse doit être compréhensible.
Vous devriez idéalement connaître :
le poids retenu
le titre de l’or
la quantité théorique d’or fin
le prix proposé
Pour une quantité importante, une offre écrite facilite également les comparaisons.
Il devient alors beaucoup plus simple de savoir si deux professionnels évaluent réellement les mêmes éléments.
Comparer plusieurs acheteurs
Il n’est pas nécessaire de choisir automatiquement le premier comptoir visité.
Pour une quantité importante, demander deux ou trois estimations peut être pertinent.
Mais il faut comparer exactement la même chose.
Une annonce indiquant un prix spectaculaire « jusqu’à X CHF le gramme » ne signifie pas forcément que ce prix s’appliquera à votre or.
Il faut demander :
« Quel prix net me proposez-vous aujourd’hui pour cet objet précis ? »
C’est cette somme qui compte réellement.
Ne pas vendre uniquement dans l’urgence
Lorsque cela est possible, mieux vaut prendre quelques heures ou quelques jours pour comprendre ce que l’on possède.
L’urgence est mauvaise conseillère, notamment lorsqu’il s’agit :
- d’un héritage ;
- d’anciennes pièces ;
- de bijoux de famille ;
- de montres ;
- de bijoux signés.
Un lot qui paraît constitué de « vieux bijoux en or » peut parfois contenir un objet ayant une véritable valeur de collection.
Préparer les documents disponibles
Pour certains objets, les documents peuvent augmenter la confiance et parfois la valeur.
Cela peut concerner :
- facture originale ;
- certificat ;
- écrin ;
- certificat de diamant ;
- documents d’une montre ;
- preuve de provenance.
Pour un simple bracelet cassé destiné à la fonte, ces documents auront évidemment beaucoup moins d’importance.
Le paiement doit être transparent
Avant d’accepter l’offre, demandez également comment le paiement sera effectué.
Selon le professionnel et le montant, différentes modalités peuvent exister.
L’essentiel est que la transaction soit claire, documentée et que le vendeur sache exactement quelle somme il recevra.
Un reçu ou document récapitulatif de la transaction est particulièrement utile.
Une pièce d’identité peut être demandée
En Suisse, les professionnels sérieux peuvent demander une identification dans le cadre de leurs obligations et de leurs procédures internes.
Cela ne doit pas être considéré comme inhabituel.
Au contraire, la traçabilité permet aussi de limiter le commerce d’objets volés et d’améliorer la sécurité du marché.
Faut-il nettoyer les bijoux avant la vente ?
Généralement, ce n’est pas nécessaire lorsque le bijou est vendu uniquement pour son contenu en or.
Un professionnel pourra déterminer son poids et sa pureté sans que le bijou soit parfaitement brillant.
Pour un objet susceptible d’être revendu comme bijou, un bon état général peut néanmoins avoir davantage d’importance.
Évitez surtout les nettoyages agressifs sur les pièces anciennes, les bijoux fragiles ou les objets de collection.
Le meilleur prix n’est pas toujours le seul critère
Pour une petite quantité d’or, quelques francs de différence peuvent être moins importants que la qualité et la transparence du service.
Pour plusieurs centaines de grammes, en revanche, une différence même relativement faible par gramme peut représenter une somme considérable.
Un bon acheteur d’or doit donc combiner :
prix cohérent, méthode d’évaluation transparente, matériel professionnel et explications compréhensibles.
Les erreurs à éviter
La première erreur consiste à vendre sans connaître approximativement la pureté et le poids de son or.
La deuxième est de considérer tous les objets comme de simples morceaux de métal.
La troisième consiste à se fier uniquement à une publicité indiquant un prix au gramme sans vérifier les conditions.
Enfin, il faut éviter de remettre définitivement ses objets avant d’avoir compris et accepté l’offre.
La bonne méthode en pratique
Pour bien vendre son or en Suisse, la démarche peut être très simple :
identifier les objets → rechercher les poinçons → séparer les différents titres → vérifier approximativement le cours de l’or → faire peser et tester les objets → demander une offre claire → comparer si nécessaire → accepter uniquement lorsque le calcul est compris.
La meilleure vente n’est donc pas nécessairement celle qui promet le prix le plus élevé sur une publicité. C’est celle où vous comprenez précisément ce que vous vendez, comment sa valeur a été calculée et combien vous allez réellement recevoir.