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En 2018, le Conseil fédéral s’est de nouveau employé à améliorer l’accès des entreprises suisses aux marchés internationaux et à consolider et développer les relations politiques et économiques avec l’UE. L’année 2018 a été marquée par des défis économiques majeurs. Comme d’autres organisations internationales, l’Organisation mondiale du commerce et l’Organisation de coopération et de développement économiques ont également subi la pression de la réorientation de la politique économique extérieure des États-Unis. La Suisse s’est systématiquement engagée, à différents niveaux, à préserver et à renforcer le système commercial multilatéral normalisé. En outre, les négociations avec l’UE sur un accord institutionnel et le dialogue commercial avec le Royaume-Uni à sa sortie de l’UE (Brexit) ont joué un rôle central dans la politique économique extérieure de la Suisse. A la fin de l’année, le Conseil fédéral a décidé d’ouvrir une consultation sur le résultat des négociations de l’accord institutionnel. Avec le Royaume-Uni, les bases ont été jetées pour la meilleure poursuite possible des relations économiques bilatérales au lendemain de Brexit. Enfin, deux accords de libre-échange ont été conclus avec l’Équateur et l’Indonésie et l’ALE existant avec la Turquie a été entièrement révisé. La numérisation était un enjeu de politique économique majeur en 2018. Les nouvelles tendances protectionnistes dans le commerce international posent de sérieux défis à la politique économique extérieure de la Suisse : pour une économie de taille moyenne comme la Suisse, il est essentiel de préserver le système commercial multilatéral de l’OMC et de participer activement à son développement. Dans le même temps, la Suisse doit constamment affiner et étendre ses autres instruments de commerce extérieur, en particulier son réseau d’ALE, pour éviter que les entreprises suisses ne soient discriminées par rapport à leurs concurrents étrangers. Cette approche comprend également le maintien et l’extension de la voie bilatérale avec l’UE, notamment par la conclusion d’un accord institutionnel. La Suisse et l’UE négocient un accord institutionnel depuis 2014 afin de consolider les accords d’accès au marché existants et d’ouvrir la voie à de nouveaux accords, par exemple dans le secteur de l’électricité. En 2018, l’OMC a été particulièrement touchée par la crise du commerce international. Dans ce contexte, plusieurs initiatives de réforme ont été lancées pour préserver et renforcer le système commercial multilatéral consolidé par l’OMC. La Suisse a également engagé une telle procédure à l’égard des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. La Suisse a développé et approfondi avec succès son réseau d’ALE. En juin, dans le cadre de l’Association européenne de libre-échange, un ALE a été signé avec l’Équateur et l’ALE actualisé avec la Turquie. De nouveaux accords de libre-échange avec la Géorgie et les Philippines sont également entrés en vigueur. L’ALE entre l’AELE et l’Indonésie a été signé en décembre. En parallèle, les négociations se sont poursuivies avec plusieurs pays partenaires sur des accords réciproques de promotion et de protection des investissements. D’autres instruments importants de la diplomatie économique suisse ont également été fréquemment utilisés. En 2018, le Conseil fédéral a accordé une grande importance à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et, en particulier, à la révision du chapitre modèle de l’AELE sur le commerce et le développement durable, qui lie la politique économique extérieure de la Suisse aux exigences du développement durable. Dans le cadre de la coopération économique au développement, la Suisse s’est également engagée à faciliter la numérisation dans un monde du travail en mutation.